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La Conférence des Recteurs des Universités Suisses (CRUS; www.crus.ch est compétente pour répondre aux questions touchant aux domaines suivants:
  • inscription aux études de médecine (tél. 031 306 60 55);
  • reconnaissance des diplômes universitaires (tél. 031 306 60 41);
  • mise en oeuvre des Directives de Bologne, y compris équivalence entre licences/diplômes et diplômes de master (tél. 031 306 60 33/35).

 
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Campus virtuel suisse:

Programme de consolidation visant à renouveler l'enseignement et l'étude 2004-2007

Demande de soutien financier à l’Office fédéral de l’éducation et de la science, Berne.

(Proposition élaborée par le Comité de pilotage Campus virtuel suisse et adaptée à la suite de la consultation organisée par la CUS)

Contexte


Les technologies des réseaux informatiques vont continuer à influencer de nombreux aspects de la société au cours de la prochaine décennie. Les changements en cours en matière de communication, d'enseignement, d'étude et de mode de comportement vont se poursuivre. En effet, les ordinateurs mis en réseaux ont la capacité de redéfinir d'importants aspects du fonctionnement des universités. Les technologies éducatives ont toujours posé un défi à ces institutions, définies comme lieux de recherche et d'enseignement d'un savoir universel. Jusqu'à présent, toute nouvelle technologie éducative ne remettait en cause que les versions antérieures de certaines fonctions, mais ne les remplaçait pas toutes. Avec les années, les nouvelles technologies éducatives sont également passées du privilège de quelques-uns à un outil largement répandu et devenues partie intégrante de la vie quotidienne.

A l'heure actuelle, la quasi-totalité du matériel textuel et audiovisuel utilisé pour l'enseignement et l'étude a été enregistré sous forme digitale. Ce matériel peut donc être stocké, transmis, recherché, analysé et reproduit à toute heure et en tout lieu. Depuis que, grâce à Internet, les données digitales permettent de surmonter si facilement les contraintes physiques, les utilisateurs découvrent – via ses applications telles que e-mail, navigateur web, télé-conférences, intervision (web-casting), etc. – qu'on peut tout naturellement se connecter de manière interactive avec les réseaux les plus reculés, produire des documents hypermedia puissants et créer un environnement de collaboration.

Alors que certaines voix académiques conservatrices débattent encore de la valeur des technologies et des applications des réseaux informatiques, des millions d'utilisateurs répartis sur l'ensemble du globe profitent des avantages de cette gigantesque bibliothèque, aujourd'hui directement accessible par voie numérique. La présence virtuelle de ces espaces informationnels modifie la perception et l'expérience que l'étudiant a des institutions éducatives, car elle permet de davantage centrer la formation sur l'étudiant et de la faire en ligne. Mais l'enseignant ou le détenteur d'un savoir devient également moins isolé et plus accessible et peut ainsi mieux transmettre son savoir. Dernière chose, et non des moindres, toutes ces applications semblent être économes en ressources tant humaines que matérielles. L'université du futur, dynamisée par les technologies des réseaux informatiques, va pouvoir remédier à certains défauts de l'actuelle Alma mater. Cependant, le véritable enjeu consiste à trouver le bon équilibre entre formation en ligne et formation présentielle afin de motiver les étudiants à donner le meilleur d'eux-mêmes.

Etudier en ligne


On peut envisager le développement de la formation en ligne de multiples façons. Les réalisations montrant la manière de le faire vraiment bien sont toutefois relativement rares. La Suisse n'a pas le choix; elle doit poursuivre le développement de la formation en ligne, de façon à rester en phase avec un environnement caractérisé par de constantes avancées technologiques.

Des recherches en sciences de l'éducation et l'évaluation des expériences éducatives faites avec le web montrent qu'en général les cours en ligne sont aussi efficaces que les cours traditionnels. Ils sont du reste en train de devenir partie intégrante de l'offre d'une université moderne. Qui plus est, les scénarii de formation en ligne procurent à l'apprenant (à vie) une grande autonomie, notamment pour choisir où et quand apprendre quoi. Une autonomie qui requiert à son tour une bonne dose d'auto-discipline, une grande aptitude à communiquer via ordinateur ainsi que la réelle capacité de s'adapter et de modifier sa manière d'apprendre. La motivation nécessaire peut être stimulée par un environnement bien organisé, encourageant la collaboration et favorisant un apprentissage par problème.

La formation en ligne est différente de la formation en classe. Faciliter, animer, conseiller, réagir: autant de nouvelles aptitudes qui dessinent le profil de l'enseignant en ligne et qui s'acquièrent le mieux par des cours spécialisés.

Les membres des facultés sont des spécialistes de telle ou telle matière mais pas forcément des développeurs de cours en ligne. Afin de produire des cours de qualité, des équipes interdisciplinaires devraient être créées, qui seraient composées, par exemple, d'un concepteur pédagogique ("instructional designer") comme "leader", d’un professionnel des nouveaux médias, d’un programmeur et d’un spécialiste en support de système. Un formateur-coordinateur devrait servir de courroie de transmission entre le détenteur d'un savoir et l'équipe de production professionnelle. La qualité repose, quant à elle, sur des critères tels que la pertinence de la matière, la pédagogie utilisée, la convivialité, l'évaluation de l'apprenant et l'assistance en ligne.

Les logiciels permettant la production de cours éducatifs en ligne peuvent être des outils de type asynchrone (HTML, WebCT, BlackBoard) ou de type synchrone (RealMedia, Window media player, Quicktime). Ces deux options peuvent s'appuyer sur des plates-formes ouvertes comme ARIADNE par exemple. En outre, les travaux de maintenance (révisions, mises à jour) du matériel de cours en ligne sont aussi essentiels que son développement initial.

Dernier point clé, la mise en réseau et la formation en ligne exigent des changements de nature institutionnelle: règles, missions, objectifs et procédures doivent être renouvelées, accréditation et reconnaissance des acquis sont à mettre en place. Ces questions sont souvent si vastes qu'elles réclament l’intervention d’institutions telles que des offices fédéraux, des associations professionnelles ou des organes de coordination. Les résoudre contribue autant au succès de la formation en ligne que de créer du matériel de cours. Finalement, l'issue de transformations aussi profondes dépend aussi du soutien d'enseignants et de stratèges motivés, bien organisés et connectés à l'échelle mondiale avec des institutions semblables.

Le programme incitatif "Campus virtuel suisse"


L'actuel programme incitatif "Campus virtuel suisse" a pour objectif d'encourager et d'accumuler, dans les hautes écoles suisses, le savoir-faire nécessaire pour mettre au point et utiliser des modules de formation interactifs en ligne, basés sur Internet. Une aide fédérale de 30 millions de francs destinés aux universités, plus 2 millions de francs environ pour les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) et quelque 5 millions de francs pour les Hautes écoles spécialisées (HES), auxquels s'ajoutent des prestations de la part des hautes écoles sont à disposition pour soutenir les 50 projets retenus au cours des années 2000 à 2003 (27 projets en phase I et 23 en phase II). Le coût par projet se monte environ à 1 million de francs en moyenne. Les projets couvrent pratiquement toutes les disciplines académiques traditionnelles, c'est-à-dire physique et mathématiques, sciences humaines, médecine, sciences naturelles, sciences économiques, gestion des affaires, droit, sciences techniques et technologie de l'information ainsi que sciences de l'éducation.

La Conférence universitaire suisse assure la responsabilité générale du programme et un Comité de pilotage formé d'un collège de huit experts est quant à lui responsable de la réalisation des objectifs fixés, dont les trois principaux sont les suivants:
  • Trois facultés au moins appartenant à des hautes écoles différentes développent ensemble et offrent des modules de cours en ligne. Les étudiants de chaque institution participante peuvent prendre des cours en ligne afin d'obtenir des crédits. Le principal avantage de cette approche réside dans la mise en commun des ressources pour créer des cours et les proposer en ligne. Les apprenants peuvent profiter des interactions ainsi créées entre les institutions pour communiquer entre eux.
  • Les modules en ligne atteignent le plus grand nombre d'étudiants potentiels possible, suivent des objectifs pédagogiques clairs, peuvent être comptabilisés sous forme de crédits européens ECTS (European Credit Transfer System), utilisent les approches conceptuelles et les instruments à la pointe du progrès et encouragent le multilinguisme à bon escient.
  • Les cours en ligne développés par les HES peuvent aussi s'adresser à la formation continue, à la création concrète de cours en ligne et à l'organisation en général.

Situation


Le programme incitatif "Campus virtuel suisse" suit son cours selon le plan prévu.

Les principales étapes en sont:
  • 2001: visites sur place, soutien pédagogique et didactique aux projets;
  • 2002: tests des modules de cours en ligne développés;
  • 2003: tests sur le terrain des modules de cours en ligne développés;

Evaluation du programme


Observations


+ Le programme Campus virtuel suisse a été bien accueilli par le monde académique;
+ il a bonne presse tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des hautes écoles;
+ les enseignants prennent de plus en plus conscience du potentiel que représente la formation en ligne;
+ la communication entre les partenaires de projet est bien meilleure que prévu;
+ les différentes hautes écoles font preuve d'une réelle volonté de coopérer;

– des difficultés occasionnelles apparaissent lorsqu'il s'agit de s'entendre sur la matière ainsi que sur la manière de la structurer;
– certaines équipes pourraient travailler avec davantage de professionnalisme;
– le recrutement de personnel qualifié pose de sérieux problèmes;
– les coûts de réalisation semblent plutôt élevés;
– une culture de la formation en ligne fait défaut.

Durabilité


Le programme incitatif "Campus virtuel suisse" est doté de moyens financiers substantiels provenant de diverses sources et regroupe de manière remarquable de nombreux intervenants. Aussi les résultats escomptés ne pourront-ils être garantis que s'il bénéficie d'un soutien continu. La bonne marche du Campus virtuel suisse nécessite des stratégies à long terme et une direction compétente pour le futur, afin d'assurer que,
  • les auteurs de cours en ligne utilisent et s'occupent de la maintenance de leurs produits,
  • les apprenants se familiarisent et s'adaptent à la nouvelle offre,
  • les organismes de réseaux informatiques offrent des services adéquats,
  • la communauté Campus virtuel suisse continue à s'élargir,
  • la discussion parmi les professionnels se poursuive,
  • la formation des enseignants en ligne soit assurée,
  • le soutien technique suivant les derniers progrès en la matière soit assuré,
  • la veille technologique soit organisée,
  • la visibilité sur le web soit garantie.

Conclusions


Les technologies des réseaux informatiques fournissent une base permettant d’envisager de nouvelles applications pour la formation en ligne. Ces dernières induisent de nouvelles formes d'utilisation, qui à leur tour créent des demandes et des attitudes nouvelles, habituellement difficiles à quantifier. Lorsque le programme incitatif "Campus virtuel suisse" prendra fin, nous disposerons certes de ses premiers résultats, mais nous devrons répondre aussi au besoin de les entretenir. Le facteur continuité est prépondérant car il faut du temps pour se familiariser avec une matière complexe, créer du matériel de cours interactif, former des tuteurs ou administrateurs et habituer les étudiants à cet environnement mouvant. De nouvelles idées quant à la manière d'employer les technologies éducatives en ligne en Suisse vont émerger. Toutes ces ressources doivent être préservées. Un autre facteur important réside dans la possibilité d'intégrer de manière flexible les cours en ligne dans des cursus structurés par niveau comme le prévoit le modèle de Bologne.

C'est pourquoi le Comité de pilotage Campus virtuel suisse demande la poursuite des activités en cours grâce à un programme de consolidation.

Le programme de consolidation "Campus virtuel suisse" (2004–2007)

Le programme proposé comprend quatre volets de mesures décrits ci-après et pour chacun desquels une demande financière est formulée. Les chiffres unitaires indiqués pour les différents volets du programme servent avant tout de bases de calcul pour les enveloppes financières proposées. Le Comité de pilotage qui sera en charge du programme au cours de la période 2004–2007 devra toutefois disposer d’une certaine marge de manœuvre lui permettant de tenir compte de la spécificité des projets concrets.
 

1. Assurer la maintenance et soutenir la communauté des utilisateurs pour les projets retenus en phase I et II

 
Les travaux de maintenance (p. ex. révisions et mises à jour) sont tout aussi importants que le développement initial de matériel en ligne. De plus, des efforts particuliers doivent être fournis pour financer des spécialistes (tuteurs) bien formés pour le soutien en ligne afin d'assurer que le matériel de cours – qui a nécessité des moyens financiers substantiels – trouve ses communautés d'utilisateurs, les étudiants. Cette tâche devrait inclure toutes les phases de la relation enseigner-étudier, soit l'inscription, l'encadrement, l'évaluation, la reconnaissance, etc.
 
Propositions:
  • Les projets (cours) développés entre 2000 et 2003 qui seront jugés de qualité suffisante devraient bénéficier d’un soutien pour la maintenance et le soutien des utilisateurs.
  • La procédure et les critères pour juger si la qualité des projets développés est suffisante – en fait si les cours développés répondent aux objectifs du CVS – seront à définir par le Comité de pilotage CVS après consultation de la Commission CVS. Il ne sera plus versé de contributions CVS pour les projets qui ne satisferont pas à ces conditions.
  • On peut estimer à env. 38 (2 par institutions, comme base de calcul), le nombre de projets qui, au total, sera retenu, sur les 50 financés dans les phases I et II du programme (universités, EPF, HES).
  • En principe, le soutien financier est adressé à l’université leader (chef de projet), mais tous les partenaires utilisateurs du cours devront en bénéficier, directement ou indirectement. L’organisation des travaux tant pour la maintenance que pour le soutien de la communauté des utilisateurs pourra varier selon l’organisation du projet et du réseau.
  • L’équipe professionnelle mise en place dans chaque université pour le développement des projets sera également amenée à participer à la maintenance.
  • Les modalités du tutorat destiné à encadrer les utilisateurs des cours en ligne sont partie intégrante du projet, mais le tutorat lui-même relève essentiellement de la responsabilité des universités, voire des facultés dont émanent les utilisateurs. Le soutien fédéral à cet égard devrait ainsi viser tout particulièrement la formation des tuteurs.
  • Montant du soutien: env. 60'000 francs en moyenne par projet et par an, reconductible pour 4 ans en tout, montant auquel s’ajoutera une contribution appropriée (pour les universités selon l’art. 21, al. 2 LAU). Cette somme devrait être répartie en principe à part égale entre le soutien des travaux de maintenance et le soutien des utilisateurs. Une certaine flexibilité sera toutefois nécessaire. Le soutien des utilisateurs devrait tenir compte du nombre d’étudiants qui doivent suivre le cours, qui peut varier sensiblement selon le projet développé.
  • Certains projets HES ne répondant pas aux mêmes critères que les projets universitaires CVS, la maintenance et le soutien concernant les premiers projets devront être adaptés en conséquence.
Aide fédérale requise: environ 38 projets des phases I et II à 60'000.- francs par année en moyenne durant la période 2004–2007, [soit pour quatre ans 9,12 millions de francs (Uni, EPF, HES)]

Universités: 7'100'000 francs
EPF: 675’000 francs
HES: 1'345’000 francs
Total: 9'120'000 francs
 

2. Mettre en place dans chaque haute école une équipe professionnelle de production

 
Les membres des facultés sont des spécialistes de telle ou telle matière mais pas forcément des développeurs ni des gestionnaires de cours en ligne. Afin de produire des cours de qualité, des équipes interdisciplinaires devraient être créées, qui seraient composées, par exemple, d'un concepteur pédagogique ("instructional designer") comme "leader", d’un professionnel des nouveaux médias, d’un programmeur et d’un spécialiste en soutien de système. Cette approche devrait permettre dans l'ensemble de réaliser les projets de manière plus efficace et à moindre coût.
 
Propositions:
  • Chaque haute école doit pouvoir disposer d’une équipe professionnelle de production ; il s’agit de créer une telle équipe ou, le cas échéant, de développer une équipe existante. Un soutien financier est accordé à cet effet.
  • La première tâche de cette équipe est de se consacrer au développement de nouveaux projets CVS pour la création de nouveaux cours, mais aussi de participer aux travaux de maintenance de projets CVS déjà développés, et, en fonction des disponibilités, de soutenir également d’autres projets propres à la haute école.
  • La composition de cette équipe doit aussi comprendre, en plus des compétences techniques, des compétences de nature didactique et pédagogique.
  • Le subventionnement fédéral des équipes professionnelles comprend un financement de base, composé d’une part fixe et d’une part variable, égales globalement, ainsi qu’un financement complémentaire (overhead) selon le nombre de projets retenus. Les équipes professionnelles sont ainsi subventionnées par
  1. une part fixe, soit un socle de 100‘000 francs par an, allouée à chaque haute école durant les années 2004 à 2007 (soit 1,9 million de francs par an);
  2. une part variable tenant compte de la taille de la haute école; la somme globale de 1,9 million de francs par an est ainsi répartie en fonction de l’effectif du personnel enseignant (statistique OFS : professeurs + corps intermédiaire supérieur pour les universités et EPF, total des enseignants pour les HES) et des étudiants;
  3. un "overhead" de 100'000 francs pour chaque nouveau projet à développer selon le processus de sélection mis en place (cf. troisième volet de mesures ci-après).
Au subventionnement fédéral s’ajoute ici également une part appropriée de la haute école (selon l’art. 21, al. 2 LAU pour les universités). La somme globale ainsi à disposition de chaque haute école devrait assurer une masse critique suffisante, cela d’autant plus que des collaborations peuvent être envisagées pour les hautes écoles de petite taille (aussi entre universités et HES). La part du financement fédéral de base revenant à chaque haute école figure dans le tableau annexé.
 
Aide fédérale requise: globalement l’équivalent de 19 équipes à 200'000.- francs en moyenne par année durant quatre ans, somme répartie entre les hautes écoles selon une part fixe et une part variable, d’après le nombre d’enseignants et d’étudiants (financement de base), soit

Universités: 8'000’000 francs
EPF: 1'600'000 francs
HES: 5'600'000 francs
Total: 15'200'000 francs
 

3. Troisième phase d'appel aux propositions pour de nouveaux projets Campus virtuel suisse


Le renouvellement de l’enseignement et de l’étude universitaires par le recours aux nouvelles technologies de l’information présuppose un élargissement de l’offre de cours en ligne. Il existe d’ailleurs une forte demande de soutien pour créer de tels modules d’enseignement ou de tels cours. Le Campus virtuel suisse a ceci de particulier qu'il repose sur l'idée de mettre en réseau différentes hautes écoles pour qu'elles développent et proposent ensemble des cours en ligne. Cette voie mérite d'être poursuivie. Il en va de même pour la collaboration entre les universités, les EPF et les HES afin qu'elles élaborent du matériel pédagogique adaptable à différentes situations. Des adaptations des conditions du programme en fonction des expériences faites au cours des deux premières phases d’appel aux propositions sont toutefois souhaitables pour mieux répondre aux besoins et bien utiliser les nouvelles potentialités.

Propositions:
  • Le développement de projets visant la création de nouveaux cours en ligne doit être soutenue financièrement.
  • Sauf modifications proposées, les critères d’éligibilité et de sélection des projets demeurent inchangés.
  • Il est proposé d'élargir le critère selon lequel trois facultés ou plus, membres de différentes hautes écoles, produisent et proposent de concert des modules de cours en ligne, afin de pouvoir inclure des facultés d'autres pays (sans soutien financier). Par exemple, des professeurs qui sont les seuls à enseigner en Suisse des disciplines hautement spécialisées devraient être autorisés à mettre sur pied un réseau transfrontalier pour créer des cours en ligne.
  • Il est proposé de soutenir tout particulièrement le développement de scénarii pour l'enseignement et l'étude par problème (médecine).
  • Des propositions de projet portant sur la formation initiale (mise à niveau) ou sur la formation continue devraient aussi pouvoir obtenir une aide limitée.
  • Les projets retenus seront développés par l'équipe professionnelle de production établie dans la haute école "leader" en collaboration étroite avec le professeur chef de projet. Un formateur-coordinateur servira de courroie de transmission entre les détenteurs d'un savoir – les enseignants partenaires – et l'équipe professionnelle de production; il veillera en outre à la collaboration entre les partenaires dans le cadre du réseau.
  • Il est proposé pour le développement des projets une subvention unique de 300'000 francs en moyenne par nouveau projet, soit env. 200'000 francs pour le projet lui-même + 100'000 francs d’overhead. Au subventionnement fédéral s’ajoute ici également une part appropriée de la haute école (selon l’art. 21, al. 2 LAU pour les universités).
  • La subvention pour le projet servira notamment à financer le salaire du formateur-coordinateur [pour une année et demie environ] et une participation aux frais des partenaires. Le Comité de pilotage devra disposer d’une certaine liberté pour proposer, dans certains cas, une adaptation du montant selon la nature du projet. Il devrait aussi pouvoir réserver un certain montant pour les cours de formation continue et, éventuellement, pour soutenir financièrement, dans des conditions bien précises, le rachat et l’adaptation de cours développés à l’étranger.
  • La subvention de 100'000 francs par projet à titre d’overhead est destinée à renforcer l’équipe professionnelle de production de l’université "leader".
  • Il est proposé, comme base de calcul, 76 projets au total, répartis entre les types de haute école en fonction des effectifs d‘étudiants (Universités 48, EPF 10 ; HES 18).
Aide fédérale requise : 76 projets (Universités 48, EPF 10 ; HES 18) à 300'000 francs (200'000 + 100'000 d’ "overhead")

Universités: 14'400’000 francs
EPF: 3'000'000 francs
HES: 5'400'000 francs
Total: 22'800'000 francs
 

4. Organe de coordination, mandats, gestion du programme


Enfin, la mise en réseau et la formation en ligne exigent que des changements interviennent au niveau institutionnel: règles, missions, objectifs et procédures doivent être renouvelées, accréditation et reconnaissance des acquis mises en place. Formation des enseignants, soutien technique de pointe, veille technologique, visibilité sur le web, droit, pédagogie, didactique, liaisons internationales, etc. sont également requis. Ces questions sont souvent si vastes qu'elles réclament l’intervention d’institutions telles que des offices fédéraux, des associations professionnelles ou des organes de coordination. Les résoudre est tout aussi primordial pour le succès de la formation en ligne que de créer du matériel de cours. Il importe en outre de préparer le passage du programme incitatif vers une structure durable. 

Propositions:
  • Pour assurer au mieux et à plus long terme les tâches de gestion du programme et de coordination qui tiennent compte des spécificités du Campus virtuel suisse, il est proposé une collaboration étroite avec la fondation SWITCH, sur la base par exemple d’un contrat de prestations. Les soutiens techniques apportés aux hautes écoles pourraient également être rattachés, sur le plan organisationnel, à cette institution.
  • De plus, un savoir-faire particulier peut faire défaut, il faut donc prévoir des fonds pour des mandats particuliers pour le traitement de certains problèmes ou pour fournir certains services touchant l’ensemble des hautes écoles.
  • Enfin, la gestion du programme elle-même doit également être financée.
Dépenses anuelles pour ces prestations, qui doivent servir aussi bien aux universités qu’aux écoles polytechniques et qu’aux hautes écoles spécialisées (financement à 100 pour cent par la Confédération):

Organe de coordination et services aux hautes écoles 1'200'000 francs
Mandats 395'000 francs
Gestion du programme 300'000 francs
Total 1'895'000 francs
 
Aide fédérale requise pour quatre ans:
Organe de coordination (y c. soutien technique), mandats, gestion : 7,58 millions de francs

Récapitulation de l’aide fédérale requise


Mesures
Subventionnement proposé
  (en 1000 francs)
 Universités EPFHES  Total
Maintenance et soutien de la communauté des utilisateurs (projets retenus phases I /II): 38 projets à 60'000 francs par ans en moyenne, soit à 240'000  francs (**) 7’100
675
1’345
9’120
Mise en place dans chaque haute école d’une équipe professionnelle de production (**)8’000
1’6005’600
15’200
Troisième phase de l'appel aux propositions pour des projets Campus virtuel suisse: 76 projets / 300'000 (uni 48, EPF 10, HES 18) (**)14’4003’0005’40022’800
Sous-total aide fédérale requise (sans contribution propre de la haute école)29’500
5’275
12’345
47’120
Organe de coordination (y c. services aux hautes écoles), mandats, gestion *7’580*
   7’580
          
Montant total de l'aide fédérale requise pour les universités, les EPF et les HES (2004–2007)
37'0805’27512’345
54’700

*) Ces prestations, financées à 100% par la Confédération, sont destinées aux universités, aux EPF et aux HES.

**) Une contribution appropriée de la haute école vient s’ajouter aux subventions susmentionnées (pour les universités selon l’art. 21, al. 2 de la LAU). *) Ces prestations, financées à 100% par la Confédération, sont destinées aux universités, aux EPF et aux HES.
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mise à jour: 08.06.05